Chaque casino en ligne autorisé en Suisse est adossé à un établissement terrestre précis, dans une ville et un canton précis — ce n'est pas une licence qu'on obtient seule, ni une licence qu'un opérateur étranger peut demander directement. Voici qui se cache derrière jackpots.ch, mycasino.ch et les huit autres, avec ce qu'on a pu vérifier sur chacun : le casino terrestre associé, sa localisation, son historique et son offre.
En Suisse, une licence de casino en ligne n'est jamais délivrée seule. L'article 5 de la loi fédérale sur les jeux d'argent (LJAr) est explicite : une concession permet d'exploiter des jeux de casino « dans la maison de jeu considérée », et peut « au surplus » donner le droit d'exploiter des jeux de casino en ligne. Le en ligne est une extension d'une licence terrestre existante, jamais un point de départ — l'inverse du modèle maltais ou britannique, où un opérateur peut obtenir une licence purement numérique sans qu'aucun établissement physique n'existe derrière.
Concrètement, un groupe qui voudrait lancer un onzième casino en ligne suisse devrait d'abord posséder une concession pour un casino terrestre — et ces concessions sont en nombre fixe, réparties « de façon aussi équilibrée que possible entre les régions » selon l'article 7 de la même loi. C'est ce qui explique pourquoi la liste ci-dessous tient sur une page plutôt que sur cent.
La loi distingue deux types de concessions. Seuls les titulaires d'une concession A — réservée aux plus grands établissements, dans des villes comme Baden, Bâle, Berne, Lugano, Lucerne, Montreux, Saint-Gall ou Zurich — ont le droit d'utiliser le terme « Grand Casino » (article 6, alinéa 3 LJAr). C'est pour ça que Grand Casino Baden, Grand Casino Luzern ou Grand Casino Kursaal Bern portent ce nom, et pas Casino Interlaken ou Casino Locarno. Une concession B, plus répandue, couvre des établissements plus petits, avec des jeux et des mises plus encadrés côté terrestre. Pour un joueur en ligne, cette distinction pèse peu au quotidien — les deux catégories donnent accès aux mêmes types de jeux sur internet — mais elle explique la taille et l'historique très différents des dix casinos qui se cachent derrière ces dix sites.
La loi ne se limite pas à fixer un nombre de licences : elle pose aussi des conditions précises à chaque candidat (article 8 LJAr). Le requérant doit prouver sa solidité financière, présenter un programme de mesures de sécurité et un programme de mesures sociales, démontrer l'utilité économique du projet pour sa région — et surtout obtenir l'accord du canton et de la commune d'implantation, qui peuvent simplement refuser d'accueillir une maison de jeu sur leur territoire. Ce n'est donc pas seulement Berne qui décide où un casino peut ouvrir : chaque canton concerné garde un droit de regard local.
Une concession suisse est accordée pour vingt ans (article 12 LJAr). Le Conseil fédéral a renouvelé l'ensemble du dispositif le 29 novembre 2023 pour la période 2025-2044, en attribuant des concessions dans 22 des 23 zones mises au concours — dont deux nouveaux établissements terrestres, à Prilly-Malley (Vaud) et à Winterthour. Une partie de la presse spécialisée évoque une extension progressive de l'offre en ligne, jusqu'à douze plateformes à terme. Au moment de la rédaction de cette page, dix casinos en ligne sont effectivement opérationnels : c'est cette liste, vérifiée une par une, qui suit.
Pour chacun : le casino terrestre auquel il est rattaché, la ville, le canton, et ce qu'on a pu vérifier sur son offre.
L'ordre ci-dessous suit celui du registre CFMJ, pas un classement de préférence : nous ne sommes affiliés à aucun de ces dix opérateurs, et cette page n'a pas vocation à en recommander un plutôt qu'un autre. Chaque fiche s'en tient à ce qu'on a pu recouper entre le registre officiel, les communications publiques du groupe concerné et, quand elles existent, les décisions publiées par le Conseil fédéral.
jackpots.ch est la plateforme du Grand Casino Baden, dans le canton d'Argovie, exploité par Stadtcasino Baden AG. C'est le tout premier casino en ligne légal à être devenu opérationnel en Suisse : le Conseil fédéral a accordé l'extension de concession en juin 2019, et le site a ouvert le 5 juillet 2019, quelques mois seulement après l'entrée en vigueur de la LJAr.
L'établissement est certifié ISO 9001 pour son système de management et ISO/IEC 27001 pour la sécurité de l'information. Le même groupe, Stadtcasino Baden AG, est aussi devenu propriétaire à 100% du Casino de Locarno en 2022 — l'établissement qui se cache derrière casineo.ch, plus bas sur cette page.
mycasino.ch est la plateforme du Grand Casino Luzern (Kursaal-Casino AG Luzern), dans le canton de Lucerne. La concession en ligne a été accordée le 7 juin 2019, et le site s'est présenté d'emblée avec le catalogue le plus large du marché suisse naissant — une soixantaine de jeux à son lancement en août 2019, un chiffre qui a depuis largement grossi.
L'établissement revendique les certifications ISO 9001 et ISO 27001, ainsi qu'un label de protection des données GoodPriv@cy® détenu depuis 2009, soit dix ans avant l'ouverture du casino en ligne — une certification qui vient donc du côté de l'activité terrestre historique du groupe. Les tables de roulette et de blackjack en direct sont diffusées depuis les locaux du casino, à Lucerne.
swisscasinos.ch est la plateforme en ligne du Casino de Pfäffikon, dans le canton de Schwyz. C'est un cas particulier de cette liste : le Casino de Pfäffikon appartient au groupe Swiss Casinos, qui exploite aussi des établissements terrestres à Zurich, Saint-Gall et Schaffhouse — et depuis le cycle de concessions 2025-2044, un cinquième site à Winterthour. La concession en ligne, elle, reste rattachée spécifiquement à l'établissement de Pfäffikon.
Le catalogue dépasse la centaine de jeux, avec du poker en ligne, de la roulette et du blackjack en versions classiques et live. Le groupe a connu une actualité mouvementée récemment : son casino de Schaffhouse a fermé fin 2024 après le rejet d'une candidature de reprise, une concession que la CFMJ pourrait remettre au concours — un rappel que la carte des établissements suisses n'est pas figée, même une fois les concessions attribuées.
casino777.ch est la plateforme de Casino Davos AG, dans le canton des Grisons. L'extension de concession en ligne porte le numéro 516-008-01 et est active depuis le 7 juin 2019. C'est l'un des catalogues les plus fournis de cette liste, avec plus de 600 jeux revendiqués entre machines à sous et jeux de table.
Particularité notable : casino777.ch est associé à PokerStars pour le poker en ligne, donnant accès à PokerStars.ch depuis la plateforme suisse — une intégration qu'on ne retrouve pas formulée de la même façon ailleurs dans cette liste. Côté paiement, le site met en avant TWINT, la carte bancaire, le virement et Apple Pay ; côté prévention, il indique travailler avec les services sociaux de Davos, Die Dargebotene Hand (la Main Tendue alémanique) et Careplay.
starvegas.ch est la plateforme de Casino Interlaken AG, dans le canton de Berne. L'établissement terrestre existe depuis 2002 et reçoit plus de 90 000 visiteurs par an selon ses propres chiffres ; sa version en ligne a ouvert en février 2020, plus tardivement que les deux premiers casinos suisses.
Le catalogue, autour de 400 jeux, se distingue par une orientation marquée vers les machines à sous Novoline — Book of Ra Deluxe, Sizzling Hot Deluxe, Lucky Lady's Charm — plutôt qu'un assortiment généraliste. C'est un positionnement de niche assez net dans cette liste de dix, utile à savoir si ce type de machines n'est pas ce que vous cherchez.
7melons.ch est la plateforme du Grand Casino Kursaal Bern AG, dans la ville de Berne — un établissement distinct de Casino Interlaken malgré leur canton commun. La double licence ESBK porte les numéros 516-005/03 pour la concession terrestre et 516-005/03-01 pour son extension en ligne, accordée en 2019.
Le nom « Kursaal » renvoie au centre de congrès et de spectacles bernois auquel le casino est intégré, un format qu'on retrouve dans plusieurs grandes villes suisses. C'est l'un des trois établissements de cette liste dont le nom porte effectivement le titre « Grand Casino », un usage réservé par la loi aux seuls titulaires d'une concession A — avec Grand Casino Baden et Grand Casino Luzern.
pasino.ch est la plateforme du Casino du Lac, à Meyrin, dans le canton de Genève — le premier casino de Suisse romande à avoir obtenu une extension en ligne. L'établissement appartient au groupe français Partouche, et le site a ouvert le 17 novembre 2020, disponible en français, allemand, italien et anglais.
Le catalogue s'appuie sur des fournisseurs reconnus du secteur — Red Tiger, iSoftBet, Gaming1, Microgaming — et sur Evolution Gaming pour le casino en direct. C'est le seul opérateur de cette liste adossé à un groupe de casinos français plutôt qu'à une structure suisse indépendante ; la société exploitante reste, comme l'exige la loi, une société anonyme de droit suisse.
swiss4win.ch est la plateforme du Casino de Lugano, au Tessin — l'un des trois opérateurs de cette liste rattachés à un établissement tessinois, avec casineo.ch et admiral.ch. La concession en ligne porte le numéro 516-011-01. Lugano est, avec Baden, Berne, Lucerne, Bâle, Saint-Gall, Montreux et Zurich, l'une des villes suisses où la loi autorise une concession A.
Le catalogue couvre les grands classiques — machines à sous, blackjack, roulette, baccara, jackpots progressifs — avec un casino en direct fourni par Playtech. C'est l'une des quatre concessions de type A de cette liste, aux côtés de jackpots.ch, mycasino.ch et 7melons.ch — la catégorie réservée aux plus grands établissements suisses, même si l'établissement lui-même n'utilise pas le nom « Grand Casino ».
casineo.ch est la plateforme de Casino Locarno SA, au Tessin. L'établissement terrestre existe depuis 2002 ; sa concession en ligne, numérotée 2023-B-10-E, en fait la plus récente des dix plateformes de cette liste — Casineo s'est présenté comme un nouvel arrivant sur le marché suisse au moment de son lancement.
Depuis 2022, Casino Locarno appartient à 100% à Stadtcasino Baden AG — le même groupe que le Grand Casino Baden et jackpots.ch, en tête de cette liste. Les deux plateformes ne sont pas interchangeables, chacune avec son propre catalogue et son propre compte joueur, mais elles partagent un même actionnaire, une information rarement mise en avant par les comparateurs.
admiral.ch est la plateforme de Casinò Admiral, à Mendrisio, au Tessin — le troisième et dernier opérateur tessinois de cette liste. L'établissement appartient à ACE SWISS Holding AG, société sœur du groupe autrichien Novomatic, l'un des plus gros fabricants d'équipements de jeu au monde. La concession en ligne porte le numéro 2023-B-13-E, renouvelée pour la période 2025-2044.
Côté terrestre, Casinò Admiral revendique 25 tables de jeu et plus de 360 machines à sous — la plus grande offre de jeux de table de tous les casinos suisses selon le groupe — et a été désigné meilleur lieu de divertissement casino d'Europe aux World Casino Awards 2023. Depuis 2025, le renouvellement de concession lui permet pour la première fois d'installer des machines à sous Novomatic, une conséquence directe du lien entre les deux sociétés.
Ce qui ne figure pas sur cette liste : Stonevegas, Casinova, Cleobetra et Mr Punter, les quatre opérateurs offshore suivis ailleurs sur ce site, ne sont licenciés par aucune des dix concessions décrites ci-dessus. Ils ne sont pas adossés à un casino terrestre suisse et n'apparaissent pas dans le registre CFMJ — voir notre page Est-ce légal ? pour ce que ça change concrètement.
Les dix opérateurs partagent le même cadre légal et la même supervision CFMJ. Ce qui les distingue tient à des critères plus concrets.
L'offre varie sensiblement d'un site à l'autre. casino777.ch et starvegas.ch misent sur un volume ou une identité de catalogue marqués — respectivement plus de 600 jeux, et une spécialisation Novoline — tandis que swisscasinos.ch ou swiss4win.ch proposent un assortiment plus généraliste. Si un studio ou un type de jeu précis vous intéresse, comme le poker en ligne via PokerStars sur casino777.ch, ça vaut la peine de vérifier directement sur le site plutôt que de supposer une offre équivalente partout.
Les dix opérateurs opèrent en Suisse et acceptent des moyens de paiement locaux, TWINT en tête — voir notre page dédiée pour le détail de son fonctionnement. Certains, comme casino777.ch, l'affichent explicitement aux côtés d'Apple Pay et du virement bancaire ; pour les autres, la liste précise des moyens de paiement se vérifie directement à la caisse de chaque site plutôt que sur une page marketing générale.
Toutes les plateformes visent un public suisse, mais leur couverture linguistique varie. pasino.ch revendique explicitement le français, l'allemand, l'italien et l'anglais dès son lancement ; les casinos alémaniques ou tessinois n'affichent pas systématiquement la même exhaustivité côté français. Si l'interface en français est un critère déterminant pour vous, mieux vaut le vérifier avant de créer un compte plutôt qu'après.
Les dix opérateurs de cette liste doivent identifier chaque joueur avant le début du jeu (article 54 LJAr), et appliquer les règles de la loi sur le blanchiment d'argent dès que les mises ou les gains mensuels dépassent un seuil fixé par la CFMJ (article 68). En pratique, une auto-déclaration suffit à l'ouverture du compte, mais une pièce d'identité officielle est exigée dès que ce seuil est atteint. C'est une contrainte de plus par rapport à un opérateur offshore comme ceux suivis ailleurs sur ce site, où ce niveau de vérification n'est ni garanti ni uniforme.
Un détail que les comparateurs mentionnent rarement : la licence CFMJ ne couvre pas la plateforme dans son ensemble une fois pour toutes. L'article 16 LJAr impose au titulaire d'une concession d'obtenir une autorisation distincte « pour chacun des jeux de casino qu'il entend exploiter », avec un certificat de conformité technique délivré par un organisme accrédité pour tout jeu automatisé ou en ligne (article 18). Un opérateur ne peut donc pas ajouter un nouveau titre à son catalogue du jour au lendemain sans passer par ce contrôle — ce qui explique aussi pourquoi le nombre de jeux varie autant d'un site à l'autre : chaque ajout représente une démarche administrative, pas un simple import technique.
Les dix casinos ne représentent pas dix propriétaires différents. Ça ne change rien à la légalité ni à la supervision CFMJ, identique pour les dix, mais ça explique pourquoi certaines plateformes partagent parfois des choix de fournisseurs de jeux ou d'outils techniques.
jackpots.ch (Grand Casino Baden) et casineo.ch (Casino Locarno, racheté à 100% en 2022).
admiral.ch (Casinò Admiral Mendrisio), société sœur du fabricant autrichien Novomatic.
pasino.ch (Casino du Lac, Meyrin) — seul opérateur de la liste adossé à un groupe de casinos français.
swisscasinos.ch (Casino de Pfäffikon), au sein d'un groupe qui exploite aussi Zurich, Saint-Gall et Schaffhouse.
La rareté des licences n'est pas qu'une question de protection du joueur : c'est aussi un choix fiscal. La Confédération prélève un impôt sur le produit brut des jeux de chaque casino (article 119 LJAr), entièrement affecté à l'assurance-vieillesse, survivants et invalidité (AVS/AI). Le taux va de 40% à 80% du produit brut pour l'activité terrestre, et de 20% à 80% pour les jeux de casino exploités en ligne (article 120) — une fourchette large que le Conseil fédéral ajuste établissement par établissement, pour que chaque casino géré sainement conserve un rendement correct sur le capital investi.
Les nouveaux opérateurs bénéficient d'un allègement : le taux peut être réduit de moitié au maximum pendant leurs quatre premières années d'exploitation (article 120, alinéa 3). Concrètement, ça veut dire que le casino en ligne le plus récent de cette liste — casineo.ch — paie mécaniquement moins d'impôt que les neuf autres sur ses premiers exercices, le temps que son activité se stabilise. Les casinos titulaires d'une concession B peuvent aussi obtenir une réduction supplémentaire s'ils réinvestissent l'essentiel de leurs bénéfices dans des projets régionaux ou culturels, mais cet allègement ne s'applique jamais aux jeux de casino en ligne eux-mêmes (article 121).
C'est ce financement qui justifie, du point de vue de l'État, la rigueur du système entier : un secteur limité à dix opérateurs contrôlés est plus simple à taxer correctement, et plus difficile à détourner, qu'un marché ouvert à n'importe quel candidat étranger. C'est aussi ce qui distingue frontalement un casino CFMJ d'un opérateur offshore : ce dernier ne reverse rien à l'AVS/AI suisse, quel que soit le volume de joueurs suisses qu'il capte.
Un résumé pour comparer rapidement, avant de creuser une fiche en particulier plus haut sur cette page.
| Opérateur | Casino terrestre | Ville · Canton | Concession |
|---|---|---|---|
Jjackpots.ch | Grand Casino Baden | Baden · Argovie | A |
Mmycasino.ch | Grand Casino Luzern | Lucerne · Lucerne | A |
Sswisscasinos.ch | Casino de Pfäffikon | Pfäffikon · Schwyz | B |
7casino777.ch | Casino de Davos | Davos · Grisons | B |
Sstarvegas.ch | Casino Interlaken | Interlaken · Berne | B |
77melons.ch | Grand Casino Kursaal Bern | Berne · Berne | A |
Ppasino.ch | Casino du Lac | Meyrin · Genève | B |
4swiss4win.ch | Casino de Lugano | Lugano · Tessin | A |
Ccasineo.ch | Casino Locarno | Locarno · Tessin | B |
Aadmiral.ch | Casinò Admiral | Mendrisio · Tessin | B |
Source : registre officiel de la CFMJ et communications publiques des groupes concernés — voir notre méthodologie.
Un badge « licence CFMJ » affiché sur une page d'accueil ne prouve rien en soi — n'importe qui peut copier une image. La seule vérification qui compte se fait directement sur le registre tenu par le régulateur, pas sur le site de l'opérateur lui-même.
Ouvrez le registre officiel de la CFMJ — la liste des casinos en ligne autorisés est publiée directement par le régulateur, pas par un comparateur tiers.
Cherchez le nom exact de l'opérateur. S'il n'apparaît pas, ce n'est pas un oubli du site : c'est qu'il n'est tout simplement pas licencié en Suisse, quel que soit ce qu'affiche sa propre page d'accueil.
Vérifiez que l'URL correspond exactement à celle listée par la CFMJ — un domaine miroir légèrement différent n'est pas couvert par la licence de l'original.
Recoupez avec le nom du casino terrestre indiqué sur cette page. Si un site affirme être « le casino en ligne » d'un établissement qui ne correspond à aucun des dix listés ici, c'est un signal à prendre au sérieux.
Il n'y en a pas un seul : il y a dix plateformes licenciées par la CFMJ, chacune adossée à un casino terrestre suisse différent. Voir la liste complète plus haut sur cette page.
Parce que la licence en ligne suisse est une extension d'une concession de casino terrestre, jamais une licence autonome (article 5 LJAr). Le nombre de concessions terrestres est fixé par le Conseil fédéral, ce qui plafonne mécaniquement le nombre d'opérateurs en ligne possibles.
Seuls les titulaires d'une concession A, réservée aux plus grands établissements, peuvent utiliser le terme « Grand Casino » (article 6 LJAr). Une concession B couvre des établissements plus petits. Pour un joueur en ligne, les deux catégories donnent accès aux mêmes types de jeux.
jackpots.ch, la plateforme du Grand Casino Baden, ouverte le 5 juillet 2019 — le premier casino en ligne suisse à devenir effectivement opérationnel après l'entrée en vigueur de la LJAr.
casineo.ch, la plateforme de Casino Locarno, dont la concession en ligne (2023-B-10-E) est la plus récente des dix listées sur cette page.
Pas tout à fait. Stadtcasino Baden AG possède à la fois jackpots.ch et casineo.ch, et admiral.ch appartient à une société sœur du fabricant autrichien Novomatic. La plupart des autres restent des structures indépendantes les unes des autres.
Oui. Le registre suisse d'exclusion des jeux, appelé Veto, est commun à tous les casinos licenciés CFMJ : une exclusion prononcée auprès de l'un s'applique automatiquement aux neuf autres. Détail complet sur notre page jeu responsable.
TWINT est largement répandu chez les opérateurs suisses, casino777.ch l'affiche par exemple explicitement. La disponibilité précise se vérifie à la caisse de chaque site — voir notre page dédiée à TWINT pour le fonctionnement général.
La plupart, mais pas toujours avec la même exhaustivité. pasino.ch revendique le français dès son lancement ; pour les opérateurs alémaniques ou tessinois, mieux vaut vérifier l'interface avant de créer un compte.
C'est possible. Le Conseil fédéral a renouvelé les concessions pour la période 2025-2044 en novembre 2023, et une partie de la presse spécialisée évoque une extension progressive jusqu'à douze plateformes. Au moment de la rédaction de cette page, dix sont opérationnelles.
En consultant le registre officiel de la CFMJ et en comparant le nom exact et l'URL de l'opérateur — voir la méthode détaillée plus haut sur cette page.
Vingt ans (article 12 LJAr), renouvelable. Le cycle actuel court jusqu'en 2044 pour les concessions attribuées lors du renouvellement de novembre 2023.
Parce que la loi réserve ce terme aux titulaires d'une concession A (article 6, alinéa 3 LJAr). C'est le cas de Grand Casino Baden, Grand Casino Luzern et Grand Casino Kursaal Bern parmi les dix opérateurs listés ici.
Rien dans la loi ne l'interdit : chaque opérateur gère son propre compte joueur, indépendamment des autres. Seule une exclusion inscrite au registre Veto bloque l'accès à l'ensemble des dix en même temps.
Non. Chaque jeu doit obtenir sa propre autorisation de la CFMJ, avec un certificat de conformité technique pour tout jeu automatisé ou en ligne (articles 16 et 18 LJAr). C'est une démarche par jeu, pas un import technique libre — ce qui explique en partie pourquoi le catalogue varie autant d'un opérateur à l'autre.
Simple concentration historique de casinos terrestres dans le canton : Lugano, Locarno et Mendrisio ont chacun obtenu une extension de concession en ligne. Rien dans la loi ne favorise un canton en particulier — la répartition découle du nombre de concessions terrestres déjà présentes sur place.