Depuis juillet 2019, les fournisseurs d'accès suisses bloquent au niveau DNS les casinos en ligne non autorisés. Le dispositif est réel, mais son délai de mise à jour se compte parfois en mois, et un VPN suffit techniquement à le contourner. Voici le mécanisme exact, ce qu'il change concrètement, et les risques réels si vous passez outre.
En Suisse, un site de jeu d'argent en ligne qui n'a pas de licence CFMJ ou GESPA est censé être invisible depuis une connexion internet suisse standard. Depuis le 1er juillet 2019, la loi fédérale sur les jeux d'argent (LJAr) oblige les fournisseurs d'accès internet (FAI) suisses à bloquer, au niveau DNS, tous les domaines figurant sur les listes noires publiées par ces deux autorités.
Dans la pratique, ce blocage fonctionne pour l'internaute qui ne cherche pas particulièrement à le contourner : taper l'adresse d'un casino non autorisé depuis une connexion suisse standard mène, la plupart du temps, à une page d'avertissement plutôt qu'au site lui-même. Mais le dispositif a deux limites documentées : il ne couvre qu'une fraction des sites existants, avec un décalage parfois long entre le signalement d'un site et son blocage effectif, et il se contourne techniquement avec un VPN en quelques manipulations.
Ce que cette page couvre : le mécanisme technique exact du blocage, les délais réels documentés par une enquête RTS/SRF Investigativ de 2025, le fonctionnement d'un VPN expliqué pour un public non technique, et les risques concrets, juridiques et pratiques, si vous choisissez de contourner le blocage.
Le principe retenu par la Suisse est celui du blocage DNS (Domain Name System), plutôt qu'un blocage par adresse IP. Ce choix n'est pas anodin : une note de l'Office fédéral de la justice publiée en 2017 en amont de la loi explique que le blocage DNS ne vise qu'un seul nom de domaine à la fois, alors qu'un blocage par adresse IP peut toucher plusieurs sites hébergés au même endroit et bloquer par erreur du contenu parfaitement légal. Le risque de « surblocage » (overblocking) a directement pesé dans ce choix technique.
La CFMJ (pour les casinos) et GESPA (pour les paris sportifs et les loteries) identifient une offre non autorisée, souvent via un signalement des opérateurs suisses licenciés eux-mêmes, qui rapportent les sites concurrents illégaux qu'ils repèrent. L'autorité concernée informe alors l'exploitant que son offre n'est pas autorisée en Suisse et lui fixe un délai pour s'y conformer, par exemple en excluant techniquement les joueurs suisses de son site.
Si l'exploitant ne réagit pas dans le délai imparti, son nom de domaine est ajouté à la liste noire. Cette liste, ainsi que ses mises à jour, est publiée par renvoi dans la Feuille fédérale puis transmise sous forme électronique aux fournisseurs d'accès suisses, qui bloquent alors automatiquement l'accès au domaine concerné.
Quand un utilisateur connecté à un FAI suisse tape l'adresse d'un domaine bloqué, le serveur DNS de son fournisseur ne renvoie pas l'adresse réelle du site mais celle d'une page d'avertissement, parfois désignée comme « page STOP » dans les documents officiels, qui indique que le contenu demandé n'est pas autorisé en Suisse. Le site n'est pas supprimé ni rendu inaccessible dans l'absolu : c'est la réponse que donne le DNS suisse à la question « où se trouve ce site ? » qui est détournée vers cette page.
Les fournisseurs d'accès suisses sont indemnisés par l'autorité qui ordonne le blocage pour les coûts d'installation et d'exploitation du dispositif, une disposition inscrite dans la loi pour éviter que la charge financière ne repose sur les FAI. Un exploitant qui estime son site bloqué à tort dispose d'une voie de recours ordinaire, et peut demander son retrait de la liste s'il prouve avoir rendu son offre inaccessible depuis la Suisse par des moyens techniques appropriés, par exemple un blocage géographique de son côté.
La Suisse confie la lutte contre le jeu d'argent en ligne illégal à deux autorités séparées, chacune avec son propre périmètre et sa propre liste de blocage. Cette séparation, souvent mal comprise, explique pourquoi on trouve des chiffres différents selon la source consultée et la date de publication.
| Autorité | Domaine régulé | Taille de la liste | Repère |
|---|---|---|---|
CFMJ (ESBK) | Casinos en ligne | Environ 3300 domaines (sept. 2026) | Régule aussi les 10 opérateurs licenciés |
GESPA | Paris sportifs et loteries en ligne | 671 domaines (fin 2025) | Née en 2021 de l'ancienne Comlot |
Le marché illégal des casinos en ligne est structurellement plus large que celui des paris sportifs et des loteries, ce qui explique l'écart de taille entre les deux listes. GESPA a publié cinq mises à jour de sa liste au cours de la seule année 2025, et a par ailleurs appuyé 25 enquêtes pénales et examiné 42 décisions cantonales liées au jeu non autorisé. Les deux autorités publient leurs mises à jour séparément, avec un lien croisé vers le site de l'autre, mais ne fusionnent jamais leurs listes en un seul document.
En 2025, une enquête menée conjointement par RTS et SRF Investigativ a documenté un décalage concret entre le rythme de signalement des sites illégaux et celui de leur blocage effectif. Le constat central : les casinos suisses licenciés signalent de nouveaux sites concurrents illégaux chaque mois, mais la CFMJ ne met à jour sa liste que tous les trois mois.
L'enquête documente le cas d'un ancien joueur compulsif, désigné sous le prénom « Simon » dans les reportages, qui a signalé à la CFMJ plus de 80 sites de jeu exploités par une seule entité basée à Malte. Il a fallu neuf mois à la commission pour vérifier l'ensemble de ces signalements et procéder au blocage effectif.
Durant cette période, ces sites sont restés pleinement accessibles depuis la Suisse, alors même que le signalement initial avait déjà identifié l'ensemble du réseau d'un coup. C'est ce type de décalage, un acteur identifié dans sa totalité mais traité domaine par domaine sur plusieurs mois, que critique publiquement la Fédération suisse des casinos.
Interrogée sur ces délais, la CFMJ évoque la nécessité de publier chaque décision dans la Feuille fédérale, les clarifications à mener avec les fournisseurs d'accès, ainsi que des processus techniques et administratifs plus lourds lorsque de nombreux domaines doivent être traités en parallèle. Gerhard Pfister, conseiller national et président de la Fédération suisse des casinos, a publiquement demandé un blocage immédiat plutôt qu'une mise à jour trimestrielle.
Ce débat n'est pas nouveau. Dès 2018, avant même l'entrée en vigueur de la loi, ses opposants avançaient déjà qu'un blocage facile à contourner avec un VPN aurait un effet limité. L'argument inverse, retenu par les autorités fédérales lors des travaux préparatoires, est que la majorité des joueurs ne cherchent pas activement à contourner un avertissement : ils se tournent vers une offre autorisée une fois prévenus que le site visité n'est pas légal en Suisse.
La taille de la liste de blocage suisse a été multipliée par plus de trente depuis son lancement, un signe que le marché offshore grossit, mais aussi que le dispositif continue d'élargir son périmètre.
1er janvier 2019. La loi fédérale sur les jeux d'argent (LJAr) entre en vigueur, un an après son acceptation en votation populaire avec 73,1% des voix.
1er juillet 2019. L'obligation légale de blocage DNS devient effective pour tous les fournisseurs d'accès suisses.
4 septembre 2019. Les listes cumulées de la CFMJ et de la Comlot, l'ancien nom de GESPA, comptent 95 domaines au total.
1er janvier 2021. La Comlot devient GESPA, l'autorité intercantonale de surveillance des jeux d'argent, avec les mêmes compétences de blocage.
2025. L'enquête RTS/SRF Investigativ documente des délais de plusieurs mois. La liste CFMJ atteint environ 2300 domaines à l'été, GESPA compte 671 domaines fin d'année.
Février 2026. 376 nouveaux domaines sont ajoutés en une seule mise à jour, avec une extension inédite aux sites affiliés qui redirigent vers des offres non autorisées. Le total cumulé approche 3000 domaines.
Aujourd'hui. La liste CFMJ à elle seule avoisine 3300 domaines répartis sur plus de 80 pages.
Le blocage n'a jamais fait consensus. Pendant la campagne qui a précédé la votation du 10 juin 2018, une coalition de sections jeunesse de partis, les Jeunes libéraux-radicaux, les Jeunes UDC et les Jeunes Vert'libéraux, s'est mobilisée sous la bannière d'un « comité contre la censure et le verrouillage d'internet ». Leur porte-parole, Anaïs Grandjean, alors co-présidente des Jeunes Vert'libéraux, résumait l'argument central de l'opposition : un blocage « très facile à contourner avec des VPN », y compris via des navigateurs qui proposent la fonction gratuitement.
En face, l'argument mis en avant par les autorités fédérales était surtout fiscal et sanitaire. Une étude citée dans les travaux préparatoires estimait qu'environ 250 millions de francs par an échappaient au fisc suisse via les sites de jeu étrangers, alors que les jeux de casino autorisés généraient déjà près de 300 millions de francs annuels reversés à l'AVS et à l'AI. Le texte a finalement été accepté avec 73,1% des voix.
Sur le plan juridique, la question a été tranchée avant même l'entrée en vigueur de la loi. L'art. 17, al. 2 de la Constitution interdit explicitement la censure, mais les autorités fédérales ont estimé que cette protection ne s'applique pas ici : la possibilité de miser de l'argent n'entre pas dans le champ des droits fondamentaux de la libre communication, qui protègent la formation et l'expression d'une opinion, pas une activité économique encadrée par un système de concession. Le blocage suisse cible des noms de domaine précis, pas des contenus ou des opinions, ce qui le distingue des dispositifs de censure de contenu pratiqués par certains États.
Un VPN, ou réseau privé virtuel, fait transiter votre connexion internet par un serveur intermédiaire, généralement situé dans un autre pays, avant qu'elle n'atteigne sa destination finale. Ce détour a un effet direct sur le blocage suisse : c'est le serveur DNS de ce pays intermédiaire qui répond à la question « où se trouve ce site ? », pas celui de votre FAI suisse, et cette réponse-là n'est pas soumise aux listes noires de la CFMJ ou de GESPA.
Concrètement, un VPN chiffre votre trafic et le fait passer par un serveur distant avant de l'envoyer vers le site que vous voulez visiter. Pour tout service en ligne consulté, votre connexion semble provenir de ce serveur plutôt que de votre domicile suisse ; c'est ce changement d'apparence géographique et technique qui permet de contourner un blocage fondé sur la localisation de la demande.
Cette technologie n'a rien d'exceptionnel en soi. Elle est utilisée massivement pour des usages qui n'ont aucun rapport avec le jeu d'argent : accéder au réseau de son employeur à distance, ou protéger sa connexion sur un réseau public comme celui d'un aéroport ou d'un café.
Le blocage suisse agit précisément au niveau du serveur DNS de votre fournisseur d'accès. Un VPN contourne ce point de contrôle en utilisant son propre système de résolution DNS, situé en dehors de Suisse et donc non soumis aux listes noires de la CFMJ ou de GESPA. La note de l'Office fédéral de la justice citée plus haut le reconnaît explicitement : la mise en place d'une connexion VPN suppose « quelques opérations », mais reste accessible à un utilisateur qui cherche activement à contourner le blocage.
Changer manuellement le serveur DNS utilisé par son appareil produit un effet comparable à celui d'un VPN, pour un contournement plus ciblé mais qui suppose une meilleure compréhension technique. Le réseau Tor, parfois cité comme alternative, existe également, mais la perte de vitesse de connexion qu'il entraîne le rend peu praticable pour du jeu en ligne, qui suppose une interface réactive.
Le blocage suisse n'est pas qu'un obstacle technique : il marque une frontière juridique. Une fois cette frontière franchie via VPN, vous sortez du cadre que la LJAr est censée garantir, avec des conséquences concrètes qu'il faut connaître avant d'y aller, pas après.
La LJAr sanctionne l'exploitant étranger qui cible des joueurs suisses sans autorisation, pas le joueur qui s'inscrit chez lui. Un projet de norme pénale visant aussi les joueurs avait été envisagé durant les travaux préparatoires de la loi, sur le modèle de certains pays voisins, mais cette option a été écartée : les autorités fédérales ont jugé qu'il serait pratiquement impossible d'identifier et de poursuivre des joueurs individuels en ligne, et que la loi vise justement à protéger la population, pas à la rendre punissable.
C'est le point le plus souvent ignoré. Le droit pénal suisse permet la confiscation de valeurs patrimoniales résultant d'une infraction (art. 70 du Code pénal), y compris lorsque l'infraction est commise par l'exploitant et non par le joueur. Concrètement : si une procédure vise un opérateur offshore et que des gains ou des avoirs sont identifiés comme liés à son activité illégale en Suisse, ils peuvent être saisis dans le cadre de cette procédure, sans que le joueur ait lui-même commis d'infraction.
Ce mécanisme n'est pas théorique : c'est la même base légale qui permet, par exemple, de confisquer les gains issus d'automates de jeu exploités sans autorisation. Il ne s'agit pas d'une sanction contre le joueur, mais d'une conséquence indirecte du fait que l'argent en question provient d'une activité que la Suisse ne reconnaît pas.
Un opérateur licencié CFMJ répond devant un régulateur suisse en cas de litige : retrait refusé, compte bloqué, désaccord sur un bonus. Un opérateur offshore accessible via VPN ne répond devant aucune autorité suisse ; en cas de problème, le seul recours possible est celui que prévoient les conditions générales de l'opérateur lui-même, souvent rédigées sous un droit étranger.
Les outils de jeu responsable suisses ne s'appliquent pas non plus. Le registre d'auto-exclusion Veto, obligatoire pour les 10 opérateurs licenciés, n'a aucune portée sur un site offshore : rien n'empêche une personne exclue de rejouer immédiatement via VPN sur un casino non autorisé.
Au-delà du cadre légal, les autorités fédérales pointent un risque technique propre à l'usage d'un VPN ou d'un serveur DNS alternatif : ces intermédiaires peuvent en théorie intercepter des mots de passe, injecter de la publicité ou du contenu malveillant, ou rediriger le trafic vers d'autres offres de jeu que celle recherchée initialement. L'évaluation officielle de ce risque le qualifie de « plutôt modeste » dans l'ensemble, mais il n'est pas nul, et il est structurellement plus élevé avec un fournisseur VPN gratuit et peu connu, dont le modèle économique repose parfois sur l'exploitation des données de connexion de ses utilisateurs.
Rien dans cette page ne doit être lu comme une incitation à contourner le blocage suisse. L'objectif est inverse : documenter un mécanisme légal réel, ses limites documentées, et les conséquences concrètes d'un contournement, pour que la décision, si elle est prise, s'appuie sur les faits plutôt que sur l'idée qu'un VPN serait un geste sans conséquence.
La différence entre « techniquement possible » et « sans risque » est justement ce que cette page cherche à établir. Un VPN retire l'obstacle technique du blocage. Il ne retire ni le statut non régulé de l'opérateur visité, ni l'absence de recours suisse en cas de litige, ni le risque de saisie décrit plus haut. Le choix, in fine, reste individuel : cette page se limite à en poser les termes exacts.
Non. La liste CFMJ compte environ 3300 domaines alors que plus de 8000 sites de jeu illégaux existent dans le monde selon les chiffres cités par SRF Investigativ. Le blocage ne couvre que les domaines identifiés et effectivement ajoutés à la liste, avec un décalage temporel documenté entre signalement et blocage.
Le blocage DNS empêche la résolution d'un nom de domaine précis vers l'adresse du site, sans toucher les autres domaines. Le blocage par adresse IP viserait le serveur entier, avec un risque de bloquer par erreur d'autres sites légaux hébergés au même endroit. La Suisse a choisi le blocage DNS seul, précisément pour limiter ce risque de surblocage.
La CFMJ met à jour sa liste environ tous les trois mois. Dans un cas documenté par RTS/SRF en 2025, il a fallu neuf mois pour vérifier et bloquer 80 domaines signalés d'un coup par un même joueur, en raison des vérifications nécessaires avant chaque ajout.
La CFMJ pour les casinos, GESPA pour les paris sportifs et les loteries. Chaque autorité identifie une offre non autorisée, notifie l'exploitant et lui laisse un délai pour se mettre en conformité avant d'ajouter son domaine à la liste noire publiée dans la Feuille fédérale.
Le serveur DNS de votre fournisseur d'accès suisse ne renvoie pas l'adresse réelle du site mais celle d'une page d'avertissement, qui indique que l'offre n'est pas autorisée en Suisse. Le site lui-même n'est pas supprimé : c'est la réponse DNS qui est détournée pour les connexions suisses.
Non, pas pénalement. La LJAr vise l'opérateur étranger qui cible des joueurs suisses sans licence, pas le joueur. Mais vous perdez toute protection suisse dans le processus, et vos avoirs peuvent être saisis si une procédure vise l'opérateur concerné.
Techniquement, un opérateur peut détecter certains VPN via des listes d'adresses IP connues comme appartenant à des fournisseurs VPN commerciaux. Certains opérateurs bloquent ces connexions de leur côté, d'autres ne font aucune vérification. Cela dépend entièrement de la politique interne de chaque site, que nous n'avons pas les moyens de vérifier de façon fiable et systématique.
Oui, c'est un mécanisme légal réel et non hypothétique. L'article 70 du Code pénal suisse permet la confiscation de valeurs patrimoniales résultant d'une infraction, y compris quand l'infraction est commise par l'exploitant plutôt que par le joueur. Si une procédure cible un opérateur offshore, les avoirs qui lui sont liés peuvent être saisis dans ce cadre.
Les autorités fédérales suisses relèvent que les fournisseurs de VPN et de services proxy peuvent en théorie intercepter des mots de passe, injecter du contenu indésirable ou rediriger le trafic. Ce risque existe avec tout fournisseur, mais il est structurellement plus élevé avec un service gratuit et peu connu, dont le modèle économique repose souvent sur les données de ses utilisateurs plutôt que sur un abonnement payant.
Parce que le marché offshore mondial du jeu d'argent en ligne compte plus de 8000 sites selon les estimations citées par SRF Investigativ, alors que la vérification de chaque signalement avant blocage prend du temps. Les opérateurs bloqués ouvrent aussi régulièrement de nouveaux domaines miroirs dès qu'un ancien est bloqué, ce qui alimente une liste en croissance continue.
Non. La CFMJ régule et bloque les casinos en ligne, GESPA régule et bloque les paris sportifs et les loteries en ligne. Ce sont deux listes distinctes, gérées par deux autorités différentes, sans fusion en un seul document, même si chaque site renvoie vers la liste de l'autre.
Non. Cette page a un objectif informatif : expliquer le mécanisme de blocage et le fonctionnement d'un VPN, pas inciter à le contourner. La seule offre réellement couverte par une protection suisse reste celle des 10 opérateurs licenciés par la CFMJ.
Vérifiez son nom exact sur le registre officiel de la CFMJ. Un site bloqué n'y figure jamais, quel que soit ce qu'il affiche sur sa propre page d'accueil ou les badges de licence qu'il présente.